La première assemblée générale du pôle Images & Réseaux avait lieu ce 21 novembre à Lannion, futur siège du pôle. Le conseil d'administration provisoire avait en charge de présenter aux organismes adhérents et à tout ceux qui avaient fait le déplacement (2 amphithéâtres de l'IUT de Lannion avaient été réservés) l'état actuel du pôle, son fonctionnement, ses instances et structures de gouvernance, sa politique générale et ses premières orientations.
Lors du débat, plusieurs PME, ainsi que des technopôles et associations, se sont inquiétées de leur représentativité au sein du conseil d'administration. 2 sièges seulement étaient en effet à pourvoir, représentant 30 voix, là où les industriels (respt les académiques) ont 6 (5) sièges et 60 (50) voix. Par ailleurs, la MEITO
à laquelle adhère nombre de PME (mais également grands groupes et académiques) ne dispose que d'une voix.
Le débat reste ouvert, et un groupe de travail va se pencher d'une part sur la représentativité des PME et d'autre part sur le rôle des organismes médiateurs (relayeurs) que sont les technopôles, les associations d'entreprises, les chambres consulaires...
Lors de l'atelier PME de l'après-midi, plusieurs chefs d'entreprise sont rentrés dans les détails. Les attentes ne sont en effet pas les mêmes entre PME et grands groupes, ainsi qu'entre PME parmi lesquelles on doit encore distinguer celles qui sont des spin-off des grands groupes, des autres. Pour les PME les échelles de temps sont plus courtes, et elles souhaitent évoluer dans des environnements très réactifs. L'entropie administrative qui a trop souvent cours et rend obsolète un projet le temps que les financements soient validés, ne peut plus être acceptable. Certaines PME ne se voient pas participer aux grands projets du pôle, pour diverses raisons (temps disponible, adéquation des compétences, stratégie propre...) mais souhaitent un mécanisme leur permettant de trouver à s'insérer dans des petits bouts, des lacunes de ces grands projets. Enfin, toutes n'ont pas vocation à adresser le marché mondial (qui serait celui d'un pôle à vocation mondiale), et elles soulignent qu'un marché local leur convient déjà bien.
Très nombreuses à s'être déplacées (comme cela avait été le cas lors des road shows du pôle, ou lors du premier colloque à Lorient), et près d'une vingtaine à s'être proposées pour être membre du conseil d'administration du pôle, les PME sont prêtes à (s')investir dans un pôle qui va structurer un territoire pendant plusieurs années à venir, à condition que les efforts consentis se traduisent en résultats concrets et rapidement mesurables. Le conseil d'administration du pôle devrait se réunir du reste tous les 15 jours dans un premier temps, de manière à assurer cette réactivité devant les projets déposés. Les PME sont de leur côté invitées à participer aux instances de validation et de suivi des projets, c'est-à-dire 2*7 (les 7 axes du pôle) lieux où s'impliquer.
Cleode
(Lannion, 22) et TeamCast
(Saint Grégoire, 35) sont les deux PME élues au collège 3 du pôle.